| Tout a commencé... |
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Il y a 7 ans, Christiane Bindelle et sa fille ont eu l’occasion d’accompagner un groupe d’élèves-menuisiers de Don Bosco Verviers lors de leur projet de construction de classe au Sénégal. Elles partaient travailler le matin avec les jeunes à une grosse heure de marche: poncer, gratter, enduire, peindre une classe de brousse réalisée l’année avant.
L’après midi, elles y retournaient donc avec le sac pharmacie. Soit elles louaient une charrette avec le gamin qui menait le cheval, soit elles y allaient à pied, une bonne heure de marche, mais toujours ponctuée de rencontres magnifiques le long du chemin dans le décor de brousse. Souvent des enfants les accompagnaient, leur donnant la main (souvent 3 petites mains dans chacune des leurs)… Six mois plus tard, Chris y est retournée…voulant faire partager cette découverte à son mari. C'est ainsi qu'il a pu mettre des images sur ses mots et comprendre… Les séjours se sont faits plus fréquents.
Elle y a acheté presque de suite, une petite maison au toit en tôle, au milieu du village de Nianing. Situé à 98 km de Dakar (on parlera plus vite en temps : 2H30 de routes chaotiques et encombrées) sur la « Petite Côte », le village de pêcheur de Nianing compte quelques 5.000 habitants. Internet vous renseignera mieux…
REALISATIONS Le premier but de l'association est le parrainage d’enfants. Késako ??? L’école publique est gratuite mais d’un niveau assez aléatoire, les enseignants n’étant pas régulièrement payés, les grèves sont fréquentes et donc les enfants sont mal scolarisés. Dès lors, les écoles « privées » ont grand succès. Une école privée peut être tout à fait privée, c'est-à-dire appartenir à une seule personne, qui a le terrain et y construit des classes ou être comme les écoles « libres » chez nous. Tenues par des frères, les écoles du Sacré Cœur et collège Saint Jean drainent des centaines de jeunes. Ces écoles sont payantes et c’est là que nous intervenons, nous les « toubabs » (blancs touristes), en offrant la possibilité aux enfants de s’inscrire et de suivre une scolarité de très bonne qualité !
Nous avons dans la foulée, organisé des « soupers Sénégal » et reçu de l’argent d’un premier sponsor. Nous avons construit une classe dans le petit village de Gandiol, à 5 km de la côte. Cette classe abrite les enfants de moins de 7 ans, trop jeunes pour marcher plus d’une heure pour rejoindre une grosse école. Nous avons aussi creusé deux puits.
C’est en octobre 2010, que Chris et ses amis ont décidé de créer l’asbl Sénégalité. En quelques heures tout est apparu simple, efficace.
Notre première réalisation, avant même la fondation de l’asbl, fut le remplacement du toit de la classe de Gandiol qui s’était envolé durant l’hivernage précédent. (Hivernage : période des pluies et de grands vents s'étendant de juin à septembre.)
Nos profils :
Les membres fondateurs de Sénégalité asbl ont entre 35 et 65 ans. Indépendants, enseignants, infirmières, comptables, toujours en activité ou à la retraite.
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Elles emportaient une pharmacie pour parer à toute blessure des élèves… mais leurs yeux de femmes ont vite repéré dans la nuée d’enfants qui les entourait sans cesse, que les soins, c’était eux qui en avaient vraiment besoin !

En octobre dernier, nous étions 9 à partir : dont un couple d’enseignants retraités qui était en contact par internet avec un jeune enseignant de brousse depuis plus de 5 ans. Ils ont donc pu se rencontrer et même donner cours dans la classe de Georges, l’enseignant. Des échanges épistolaires entre classe de là-bas et d’ici apprennent aux enfants la culture de l’autre. Il fallait entendre avec quel cœur ils ont appris la chanson « dans sa maison un grand cerf... » ou « les petites poules »…